Le captage-stockage du CO2, c’est une réalité !
A Lacq (Pyrénées Atlantiques) :
Le site Total accueille depuis peu une chaîne complète de captage et de stockage du CO2, depuis la captation du CO2 par oxycombustion, le transport de celui-ci via un gazoduc existant de 27 km, et son stockage dans un ancien gisement de gaz : 120 000 tonnes de CO2 seront injectées pendant 2 ans et stockées par 4 500 m de profondeur, en-dessous d’une couche d’argile épaisse de 2000 m.
Aux États-unis, le groupe Français Alstom inaugure
la plus grande installation mondiale de captage-stockage du CO2 :
En Virginie Occidentale (USA), Alstom a mis en service, le 1er septembre dernier, une installation conçue pour capturer 100.000 tonnes de CO2 par an à la sortie des cheminées d'une centrale au charbon de 1300 MW, pour l'enterrer sous forme liquide à 2.100 mètres sous terre.
Le développement et l’expérimentation à l’échelle industrielle de ces techniques se fait donc à l’autre bout de la planète, par une entreprise française… Pourquoi pas à Lucenay-Cossaye ?
Ce qu’ils en pensent :
François Kalaydjian, directeur des technologies de développement durable à l’Institut Français du Pétrole : « La production énergétique mondiale repose à 80% sur les énergies fossiles. Il n’y a guère que les naïfs ou les ignorants pour imaginer que l’on puisse changer cette situation du jour au lendemain. Pour des décennies encore, l’utilisation des fossiles sera, si ce n’est majoritaire, du moins très présente. Dans ces conditions, le captage-stockage du CO2 s’impose… toutes les études sérieuses montrent que sans le captage-stockage, on ne pourra pas atteindre les objectifs de réduction des émissions de CO2 fixés par les accords internationaux. On attend, pour 2050, que cette technique contribue à hauteur de 20% à l’effort de réduction de ces émissions. Il n’y a plus de temps à perdre ».
Nathalie Thybaud, ingénieur à l’ADEME : « l’ADEME a placé, depuis 2001, le captage et le stockage du CO2 parmi ses actions prioritaires ; des démonstrateurs de recherche sont financés ; il s’agit d’une solution qui vient en complément de la réduction de consommation d’énergies fossiles et du recours aux énergies renouvelables ».
Didier Bonijoly, coordinateur des projets de recherche et développement au BRGM : « il y a une énorme prise de conscience mondiale sur la question du captage-stockage ; Énormément de pays dépendent et dépendront encore longtemps du charbon. Dire que celui-ci n’a pas d’avenir est un non-sens. Il faut trouver des solutions qui le rendent moins pénalisant pour l’environnement ».
François Demarcq, directeur général délégué du BRGM : « Aucune autre technologie ne peut prétendre avoir un impact aussi massif à horizon aussi court, sur les émissions de gaz à effet de serre ».
Pour le PCF, la protection de l’environnement ne passe pas par l’instauration d’une « taxe carbone » injuste, inégalitaire et totalement inefficace.
L’avenir de la planète nécessite des choix de société autres que ceux du tout-marchand, du profit maximum, du « capitalisme vert » qui n’est qu’une vaste escroquerie !
Pour le PCF, l’avenir de la planète passe par : le développement des services publics, l’investissement dans la recherche, la réalisation d’équipements publics utiles à la satisfaction des besoins humains, le développement des transports en commun, un plan national et européen de développement des énergies renouvelables…